IMAG'IN

une porte d’expression
autour de sujets LGBTI+

Conduite par cette volonté d’ouvrir une porte d’expression autour de sujets LGBTI+, l’association Douze Films a rencontré Le Girofard en novembre 2022.
Résolues à valoriser les représentations – toutes les représentations, la sienne et celle de l’autre – le projet Imag’In a émergé de ce dialogue.

LE GIROFARD

Tête de réseau associatif tournée vers les causes des personnes Lesbiennes, Gays, Bisexuelles, Transgenres et Intersexes (LGBTI+), le Girofard accueille un public très diversifié (tout âge, genre, orientation sexuelle, origine, seul ou entouré…) et mène des actions concrètes dans la Communauté Urbaine de Bordeaux et en Aquitaine. Huit associations en sont à l’origine : 

  • Wake Up! (association des étudiant·e·s LGBTI+) ;
  • Mutatis-Mutandis (association des personnes concernées par la transidentité) ;
  • Lesbian and Gay Pride Bordeaux (organisation pour la marche des fiertés LGBTI+) ;
  • AIDES Gironde (association de lutte contre le VIH/sida et les hépatites) ;
  • Les Ami(e)s de l’Homosocialité (collectif convivial LGBTI+) ;
  • HSB (Homo Solidarité Bordeaux) ;
  • Contact Aquitaine (Dialogue entre les parents, les gays et les lesbiennes, leurs familles et ami·e·s) ;
  • AGLH (association des gays et lesbiennes handicapé·e·s).
logo giro

LE GIROFARD

Tête de réseau associatif tournée vers les causes des personnes Lesbiennes, Gays, Bisexuelles, Transgenres et Intersexes (LGBTI+), le Girofard accueille un public très diversifié (tout âge, genre, orientation sexuelle, origine, seul ou entouré…) et mène des actions concrètes dans la Communauté Urbaine de Bordeaux et en Aquitaine. Huit associations en sont à l’origine : 

  • Wake Up! (association des étudiant·e·s LGBTI+) ;
  • Mutatis-Mutandis (association des personnes concernées par la transidentité) ;
  • Lesbian and Gay Pride Bordeaux (organisation pour la marche des fiertés LGBTI+) ;
  • AIDES Gironde (association de lutte contre le VIH/sida et les hépatites) ;
  • Les Ami(e)s de l’Homosocialité (collectif convivial LGBTI+) ;
  • HSB (Homo Solidarité Bordeaux) ;
  • Contact Aquitaine (Dialogue entre les parents, les gays et les lesbiennes, leurs familles et ami·e·s) ;
  • AGLH (association des gays et lesbiennes handicapé·e·s).
logo giro

Se montrer plutôt

qu’être montré·e.

UN PROJET EN TROIS ÉTAPES

3 ateliers d'écriture

29 avril 2023

Un atelier sur le format de la lettre s’est déroulé, lors du festival FESTIQUEER, à l’école Marcel Sembat à gles. 

 

20 mai 2023

Un atelier autour du haïku (court poème japonais) se tiendra dans les locaux du Girofard (34 Rue Bouquière, Bordeaux) à partir de 15H00. 

Les inscriptions se font par mail à l’adresse : inscription@le-girofard.org 

 

17 juin 2023

Un atelier tourné vers une forme d’écriture libre se roulera à la Halle des Douves (4 Rue des Douves, Bordeaux) à partir de 15H00 dans le cadre du Festival des Fiertés. Plus d’informations ici

Les inscriptions se font par mail à l’adresse : inscription@le-girofard.org 

3 ateliers d'écriture

29 avril 2023

Un atelier sur le format de la lettre s’est déroulé, lors du festival FESTIQUEER, à l’école Marcel Sembat à gles. 

 

20 mai 2023

Un atelier autour du haïku (court poème japonais) se tiendra dans les locaux du Girofard (34 Rue Bouquière, Bordeaux) à partir de 15H00. 

Les inscriptions se font par mail à l’adresse : inscription@le-girofard.org 

 

17 juin 2023

Un atelier tourné vers une forme d’écriture libre se roulera à la Halle des Douves (4 Rue des Douves, Bordeaux) à partir de 15H00 dans le cadre du Festival des Fiertés. Plus d’informations ici

Les inscriptions se font par mail à l’adresse : inscription@le-girofard.org

3 ateliers de création artistique

groupes de 6 à 12 participants 

Atelier réalisation d’un court métrage – Encadré par Thomas de Almeida et Éva Bouthier

30 septembre & 7-8 octobre

Réalisation d’un court métrage afin de mettre en image le récit d’un·e participant·e aux ateliers d’écriture. Tous·tes les participants et participantes du week-end du 7 et 8 octobre seront amené·e·s à tenir tous les postes de la réalisation : caméra, perche, jeu d’acteur·rice·s, … 

Le choix du récit à mettre en image se fera le samedi précédent. La présence au samedi 30 septembre est obligatoire pour participer au tournage : en effet, cette journée sera l’occasion de transformer ce récit en scénario collectivement et suivi d’une initiation technique au matériel de prise de vues et prise de son. 

Pour en savoir plus ou pour vous pré-inscrire, merci de nous envoyer un message

 

Atelier illustration – Encadré par Nane et Ad-Rien

7 & 8 octobre

Création d’une illustration afin de mettre en image le récit d’un·e participant·e aux ateliers d’écriture. Le samedi sera dédié à la lection des cits à illustrer, le travail de composition de l’image et le croquis des illustrations. Le dimanche à l’encrage et la colorisation des illustrations finales. 

Pour en savoir plus ou pour vous pré-inscrire, merci de nous envoyer un message

 

Atelier photographie argentique – Encadré par Jean-Baptiste Bucau et Patrick Loubet

30 septembre & 7 ou 8 octobre

Choix du récit à imager et initiation à la technique de la photographie argentique pour prise de vue le samedi 30 septembre. Atelier de développement photo en demi groupes les 7 et 8 octobre.  

Pour en savoir plus ou pour vous pré-inscrire, merci de nous envoyer un message

Je te vois encore
Souvenirs et illusions
Un chirement

Expositions

Les réalisations (court métrage, illustrations, photographies et récits) feront l’objet d’une exposition qui aura lieu lors de la Quinzaine de l’Égalité et de la Diversité de Bordeaux Métropole en novembre 2023 dans différents lieux de Bordeaux Métropole.

Cette exposition sera mise en miroir de l’exposition des œuvres de Nane, qui interrogent le genre et les représentations que nous en avons. Cette deuxième exposition permettra l’interaction avec le public afin, là encore, de permettre le dialogue, l’échange, l’expression. 

Je te vois encore
Souvenirs et illusions
Un chirement

Expositions

Les réalisations (court métrage, illustrations, photographies et récits) feront l’objet d’une exposition qui aura lieu lors de la Quinzaine de l’Égalité et de la Diversité de Bordeaux Métropole en novembre 2023 dans différents lieux de Bordeaux Métropole.

Cette exposition sera mise en miroir de l’exposition des œuvres de Nane, qui interrogent le genre et les représentations que nous en avons. Cette deuxième exposition permettra l’interaction avec le public afin, là encore, de permettre le dialogue, l’échange, l’expression. 

LES INTENTIONS DU PROJET

TROUVER SON MÉDIUM D’EXPRESSION

     Une pensée, une idée, une réflexion doit être formulée ; avant tout pour soi. C’est ainsi qu’on se construit. Imag’In cherche à donner la parole à un public souvent discriminé, à un groupe porteur d’histoires par moment tues, à des individualités qui s’interrogent et manquent de réponses. Les parcours traversés parfois difficiles (violence, isolement social, situations de précarité…) demandent notamment un champ libre de parole afin que les éventuels peurs, doutes et jugements rencontrés ne soient plus perçus comme des obstacles. Il s’agit de faire fi du silence et répondre à un besoin de raconter, questionner, représenter.

     Pour entamer cette démarche, le projet propose plusieurs portes d’expression, encadrées par des artistes réalisant également cette réflexion dans leurs propres œuvres. Les premières formes envisagées visent à accompagner l’écriture de soi, en découvrant ou redécouvrant différentes techniques. Elles offrent un processus d’expression à plusieurs niveaux.

     Dans un premier temps, poser des mots à la première personne avec la lettre permet de traiter frontalement ses pensées et émotions, d’assumer une prise de position par rapport à ses idées et ses doutes, mais aussi de travailler sur l’adresse. La personne à qui l’on destine la lettre devient ainsi une part de la réflexion. S’agit-il d’un·e proche, d’une version de soi, ou bien d’un·e inconnu·e ? Se raconter prend alors une autre dimension.

     Un second atelier épouse la forme courte du haïku, poème japonais en 17 syllabes et 3 vers (5-7-5). Ce modèle concis amène à questionner ce qui est essentiel, ce que l’on veut transmettre. Contrairement à la lettre, au caractère plus spontané, le haïku demande un temps de repli sur soi, de cheminement de pensée plus profond. Ce processus a pour but de dépasser la contrainte de la forme et libérer l’expression ; une émotion.

TROUVER SON MÉDIUM D’EXPRESSION

     Une pensée, une idée, une réflexion doit être formulée ; avant tout pour soi. C’est ainsi qu’on se construit. Imag’In cherche à donner la parole à un public souvent discriminé, à un groupe porteur d’histoires par moment tues, à des individualités qui s’interrogent et manquent de réponses. Les parcours traversés parfois difficiles (violence, isolement social, situations de précarité…) demandent notamment un champ libre de parole afin que les éventuels peurs, doutes et jugements rencontrés ne soient plus perçus comme des obstacles. Il s’agit de faire fi du silence et répondre à un besoin de raconter, questionner, représenter.

     Pour entamer cette démarche, le projet propose plusieurs portes d’expression, encadrées par des artistes réalisant également cette réflexion dans leurs propres œuvres. Les premières formes envisagées visent à accompagner l’écriture de soi, en découvrant ou redécouvrant différentes techniques. Elles offrent un processus d’expression à plusieurs niveaux.

     Dans un premier temps, poser des mots à la première personne avec la lettre permet de traiter frontalement ses pensées et émotions, d’assumer une prise de position par rapport à ses idées et ses doutes, mais aussi de travailler sur l’adresse. La personne à qui l’on destine la lettre devient ainsi une part de la réflexion. S’agit-il d’un·e proche, d’une version de soi, ou bien d’un·e inconnu·e ? Se raconter prend alors une autre dimension.

     Un second atelier épouse la forme courte du haïku, poème japonais en 17 syllabes et 3 vers (5-7-5). Ce modèle concis amène à questionner ce qui est essentiel, ce que l’on veut transmettre. Contrairement à la lettre, au caractère plus spontané, le haïku demande un temps de repli sur soi, de cheminement de pensée plus profond. Ce processus a pour but de dépasser la contrainte de la forme et libérer l’expression ; une émotion.

       Enfin, sur une troisième séance d’écriture, Imag’In propose une expression libre afin que chacun·e puisse avoir une chance de poser ses mots, à sa façon et sans retenue. L’honnêteté dans l’écriture demeure la même et le mode choisi pour dire la renforce. Pour autant, les participant·e·s peuvent également aboutir leur réflexion après avoir travaillé avec les contraintes de la lettre et du haïku lors des premiers ateliers. Le développement de ce projet est propre à chacun·e ; l’objectif reste que tout le monde soit encouragé à trouver un médium d’expression qui lui semble opportun et à partager une vision.

 

POSER UN REGARD DEPUIS LA VISION D’UN·E AUTRE

     Il faut envisager l’expression de soi comme une expérience collective. Nommer ce que l’on ressent, un état d’esprit, une philosophie, fait partie d’un processus de développement personnel indéniable, mais qui peut être encore plus riche lorsqu’il comprend un regard sur l’extérieur, lorsqu’il est mis en perspective d’expériences rapportées par d’autres personnes. Cette prise de recul permet de s’interroger sur la position que l’on souhaite adopter par rapport à ces différentes visions. Questionnent-elles la nôtre ? La complètent-elles ou bien la confortent-elles ?

     Imag’In, c’est aussi ce temps d’échanges. Quelle que soit l’étape de création du projet, les participant·e·s sont invité·e·s à partager leurs mots, leur point de vue, mais aussi leur façon d’appréhender les choses. Qu’il s’agisse d’enthousiasme, de fantaisie, de craintes, de doutes… bien que l’écriture et la création puissent être individuelles, Imag’In demeure un projet collectif. Chacun·e peut avancer avec l’autre, rebondir sur ses idées ou bien proposer les siennes.

     Dans un second temps, il est aussi question d’interpréter une histoire qui n’est pas la sienne lors des ateliers de mise en image(s) des écrits. Quelles sont les similitudes avec ma propre expérience ? Les différences et comment je les perçois ? Qu’est-ce que ce récit m’évoque et comment enrichir son propos avec mon point de vue ? Des réflexions éclaircies avec l’emploi d’un nouveau médium d’expression, rattaché à l’image. L’approche de l’illustration, du court métrage ou de la photographie, ouvre une porte supplémentaire pour se raconter et de nouvelles techniques à aborder. Puisqu’elle mêle une multitude d’expériences – la sienne et celle des autres – cette étape initie également un travail sur les représentations. Elle entame une discussion sur la façon de se percevoir et d’être perçu·e, sur les luttes LGBTI+, les besoins et les envies parmi les usager·ère·s du Girofard. “Se raconter” prend alors un sens large englobant non pas une, mais des individualités. Par ailleurs, le lien ne s’effectue plus seulement avec les intervenant·e·s et entre les participant·e·s : il intègre aussi un public.

POSER UN REGARD DEPUIS LA VISION D’UN·E AUTRE

     Il faut envisager l’expression de soi comme une expérience collective. Nommer ce que l’on ressent, un état d’esprit, une philosophie, fait partie d’un processus de développement personnel indéniable, mais qui peut être encore plus riche lorsqu’il comprend un regard sur l’extérieur, lorsqu’il est mis en perspective d’expériences rapportées par d’autres personnes. Cette prise de recul permet de s’interroger sur la position que l’on souhaite adopter par rapport à ces différentes visions. Questionnent-elles la nôtre ? La complètent-elles ou bien la confortent-elles ?

     Imag’In, c’est aussi ce temps d’échanges. Quelle que soit l’étape de création du projet, les participant·e·s sont invité·e·s à partager leurs mots, leur point de vue, mais aussi leur façon d’appréhender les choses. Qu’il s’agisse d’enthousiasme, de fantaisie, de craintes, de doutes… bien que l’écriture et la création puissent être individuelles, Imag’In demeure un projet collectif. Chacun·e peut avancer avec l’autre, rebondir sur ses idées ou bien proposer les siennes.

     Dans un second temps, il est aussi question d’interpréter une histoire qui n’est pas la sienne lors des ateliers de mise en image(s) des écrits. Quelles sont les similitudes avec ma propre expérience ? Les différences et comment je les perçois ? Qu’est-ce que ce récit m’évoque et comment enrichir son propos avec mon point de vue ? Des réflexions éclaircies avec l’emploi d’un nouveau médium d’expression, rattaché à l’image. L’approche de l’illustration, du court métrage ou de la photographie, ouvre une porte supplémentaire pour se raconter et de nouvelles techniques à aborder. Puisqu’elle mêle une multitude d’expériences – la sienne et celle des autres – cette étape initie également un travail sur les représentations. Elle entame une discussion sur la façon de se percevoir et d’être perçu·e, sur les luttes LGBTI+, les besoins et les envies parmi les usager·ère·s du Girofard. “Se raconter” prend alors un sens large englobant non pas une, mais des individualités. Par ailleurs, le lien ne s’effectue plus seulement avec les intervenant·e·s et entre les participant·e·s : il intègre aussi un public.

PARTAGER ET RECEVOIR

     À qui adresser ses mots, ses images une fois qu’une forme leur a été donnée ? Son auteur·rice est sans aucun doute la première personne à les recevoir. S’exprimer pour avancer. Mais quelle est la visée pour un public plus large ? En quoi est-il concerné ?

     L’exposition des travaux réalisés dans le cadre d’Imag’In a pour souhait d’ouvrir ses portes à une audience au-delà de sa propre communauté et de soulever des échanges autour de sujets LGBTI+, encore trop peu abordés. Par le biais de l’Art, des ponts se créent entre les participant·e·s et un public extérieur au projet. L’action de se raconter prend une valeur de sensibilisation ; d’humain·e à humain·e. Les images produites rencontrent celles qui occupent les esprits. Le silence n’est plus : la parole se libère et met en lumière une façon de se représenter différente de celle de ses voisin·e·s.

     Dans une volonté d’inclusion, la dimension intéractive de l’exposition invite également son public à partager un message, une pensée, une vision à la manière des auteur·rice·s d’Imag’In. Cette action vient compléter le processus d’expression entamé avec les participant·e·s : mettre en forme une idée ou une réflexion, être écouté et écouter à son tour. Après s’être raconté·e, il devient possible de se renouveler ; se réinventer par le partage.